Conclusion

Bilan

"Il est aujourd’hui bien établi que la pratique régulière d’une activité physique et sportive à intensité modérée est un facteur de santé pour les personnes en situation de handicap. Ses effets sont perceptibles tant sur le plan physique, physiologique, psychologique que social."

 Benoît Pierret, l’un des auteurs de Pratique sportive et handicaps : « Ensemble sportons-nous bien »


 

A travers ce TPE, nous avons voulu montrer que le sport était bénéfique aux handicapés et spécifiquement aux personnes atteintes de cécité ou malvoyance. Le handicap engendre par définition un désavantage par apport au reste de la population et particulièrement dans la pratique sportive. Cependant, notamment grâce à des organisations compétentes comme celle de la FFJ ou à la mise en place de compétitions telles que les jeux paralympiques, les handicapés et non-voyants ne sont pas privés de sport. Leur sensation d’exclusion est de ce fait réduite voire supprimée.

Chez les non-voyants, la pratique du sport va permettre le développement physique ainsi que l’amplification des autres sens et plus particulièrement de l’ouïe et du toucher (cf expériences cibles et athlétisme) grâce au mécanisme de la plasticité cérébrale. De plus, la pratique physique va permettre en parallèle une facilitation des échanges et donc une plus grande sociabilité. Le sport est vecteur de bonheur, de convivialité et de santé sociale.  A terme, il permet d’accepter et même de surmonter le handicap qui est ainsi perçu de façon secondaire. Ainsi, la personne en situation de handicap envisage plus sereinement son avenir ; sa qualité de vie est améliorée et son quotidien métamorphosé.

L’intégration des handicapés se réalise dans deux sens. D’une part, les handicapés développent une image valorisée d’eux-mêmes. D’autre part, les mentalités évoluent et permettent une acceptation et une intégration des handicapés par le reste de la population. Ils font ainsi partie intégrante de la société.

Evolution des mentalités et avenir du sport non-voyant

Depuis un certain nombre d’années, on observe une évolution des mentalités concernant les personnes en situation de handicap.

Cette évolution des mentalités va de paire avec l’évolution des lois. Depuis la loi du 30 juin 1975 d’orientation en faveur des personnes handicapées, les conditions de vie des personnes en situation de handicap se sont améliorées. L’aboutissement avec la loi du 11 février 2005, pour l’égalité des droits des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, montre qu’une étape est franchie.

Par ailleurs, même si elle reste très faible par rapport à celle des Jeux Olympiques, la popularité des Jeux Paralympiques est en hausse. En effet, du fait de la compétitivité croissante des sportifs (le record d’une épreuve sur 2 a été battu à Londres) et du financement de plus en plus élevé accordé à l’organisation des « J-P », deux fois plus de spectateurs se sont rendus dans les stades à Londres en 2012 qu’à Pékin en 2008 (2.700.000 à Londres contre 1.400.000 à Pékin).

De plus, la couverture médiatique a, elle aussi, gagné du terrain : l’audience cumulée à Londres a été calculée à 4 milliards de personnes (encore un record battu puisqu’à Pékin elle n'était que de 3,8 milliards) et la chaine anglaise « channel 4 » qui diffusait les Jeux Paralympiques en direct a enregistré des audiences parmi les plus élevées de son histoire.


Ainsi, ces chiffres sont des exemples du changement de perception des handicapés. Certains athlètes offrent de beaux exemples de persévérance, et sont désormais autant admirés que les athlètes dits « valides », ce qui constitue une victoire importante pour l’avenir du sport handicapé. Nous pouvons donc être optimistes quant aux prochains Jeux paralympiques d'été de Rio.

Oscar Pistorius participe, par exemple, à des séminaires "d'incentive" dans de grands groupes internationnaux (HP) afin de motiver les salariés et leur donner le goût de l'effort et du dépassement de soi. Les handicapés apportent ainsi beaucoup aux valides...

Nous pouvons, de plus, supposer que cette vision positive n’ira qu’en s’améliorant avec l’importance croissante accordée aux handicapés dans le sport comme en général dans notre société.

 

"Je pense que les gens ne verront plus le sport de la même façon. Je pense qu'ils ne verront plus jamais le handicap de la même façon"

Sebastien Coe, chef du comité d'organisation des Jeux de Londres